D'après le Journal officiel du 12 avril 1996, " les
compléments alimentaires sont les produits destinés à être
ingérés en complément de l'alimentation courante,
afin de pallier l'insuffisance réelle ou supposée des
apports journaliers". Voilà pour la définition
officielle.
Plus simplement, les plantes médicinales, certains acides aminés,
certaines hormones, les vitamines, les sels minéraux, les plantes
riches en nutriments telles que les algues, les champignons..., des
produits animaux tels que les produits de la ruche (pollen, propolis,
gelée royale...), les coquilles minérales (huître,
moule...), les huiles et cartilage de poisson peuvent être appelés
compléments alimentaires ou encore compléments
nutritionnels.
Des études effectuées en France et aux Etats-Unis au
cours des trente dernières années révèlent
que notre alimentation actuelle est carencée
en éléments essentiels, notamment les vitamines,
les minéraux et les acides gras essentiels. Les explications
sont multiples.
La teneur des aliments en minéraux et oligo-éléments
dépend en effet de facteurs variés tels que :
- la composition des sols, qui varie parfois fortement d'un endroit à l'autre,
- les modes de culture (utilisation de
pesticides, d'herbicides...) et d'élevage (utilisation d''additifs
alimentaires),
- les techniques de raffinage (extraction à l'aide de solvants
chimiques), de conservation (ajout de conservateurs, irradiation des
produits frais) et d'emballage,
- les modes de cuisson,
- la fraîcheur des aliments consommés. Ainsi, moins les
fruits et légumes sont frais, moins ils contiennent de vitamines.
- L'évolution génétique des végétaux
peut également influer sur leur capacité à concentrer
les minéraux.
Se tourner vers des produits sains et
non raffinés, des fruits et légumes issus de l'agriculture
biologique, privilègier un mode de cuisson des aliments préservant
au maximum les vitamines et les minéraux est une voie. Mais
ce n'est pas la seule. Les compléments nutritionnels peuvent
remédier aux déséquilibres issus de notre mode
de vie trépidant et contribuer efficacement à notre bien-être.
A juste titre, le Dr Dabon constate que "notre médecine
très efficace pour traiter les maladies graves une fois installées,
ne s'intéresse pas à leur prévention. Il estime
que prévenir le mal est plus important.
Les produits naturels, donnés à bon escient, apportent
un confort de vie non négligeable et même améliorent
les pathologies résistantes aux traitements chimiques (1)".
(1) Toujours jeune grâce aux compléments
alimentaires, d'Anne Dufour et Danièle Festy, aux éditions
Marabout, 2003.
Sous quelle forme se présentent nos compléments nutritionnels ?
Essentiellement sous 4 formes :
- en gélules (gélatine
de poisson ou végétale de type pullulane) pour les plantes en poudre, les extraits végétaux... Nous avons écarté les gélules
végétales de type HPMC en raison des résidus solvants chimiques
qu'elles contiennent, qui sont extrêmement dangereux pour la santé. Pour en savoir plus
- en capsules en gélatine marine pour
les huiles végétales et les huiles de poisson.
- en comprimés pour l'extrait
de pépins de pamplemousse et la spiruline française.
Le conditionnement en gélules, capsules ou comprimés permet d'assimiler
les principes actifs tout en rendant leur consommation pratique et
adaptée
aux besoins de la vie actuelle.
- sous forme liquide pour l'extrait
de pépins de pamplemousse, l'extrait de propolis, la gemmothérapie, les fleurs de Bach, les huiles essentielles.
Voici le vrai nom de la gélule dite "végétale" :
- hydroxy propyl méthylcellulose
- HPMC
- HPM cellulose
- HP méthyl cellulose
- hypromellose
- hydroxypropylméthyl-cellulose
- cellulose microcristalline
Cette substance est utilisée dans 99,99% des gélules végétales que l'on trouve actuellement sur le marché (les autres sont en Pullulane). Ainsi, derrière le terme "gélule végétale" vous avez toutes les chances de trouver cette substance, que nous vous recommandons de fuir. Cette molécule n'est pas
exempte d'effets nocifs sur la santé. Il
est aujourd'hui attesté que l'hypromellose
peut provoquer la survenue d'opacité
cornéenne chez des patients opérés
de la cataracte et utilisant des
collyres qui en contiennent. Mais plus
grave, le solvant utilisé pour sa fabrication,
l'oxyde de propylène, est réputé
cancérogène.
En 2000, lorsque nous avons démarré notre activité en tant que commerçants, nous avons testé quelques produits conditionnés dans des gélules végétales de type HPMC. En moins de quelques jours, nous avons constaté des réactions allergiques (problèmes de peau) et des troubles digestifs (nausées persistantes après les repas), ce qui nous a décidé à arrêter immédiatement ce type de gélules.
L'article ci-dessous, emprunté à Jean-Pierre Perraud, paru dans le magazine Votre santé de janvier 2003 (N°40), vous explique pourquoi nous avons choisi des gélules en gélatine de poisson ou des gélules végétales en pullulane. Les résidus de solvants chimiques présents dans les gélules végétales nous ont dissuadé d'opter pour ces dernières.
« Le ministère de la Santé et la pharmaco-vigilance rappellent aux industriels et aux particuliers quelles sont les mesures de prudence à respecter en ce qui concerne l'utilisation des gélules végétales. En effet, il semble que la cellulose colloïdale, qui sert à fabriquer les gélules végétales, présente en usage prolongé, une certaine toxicité pour les reins (néphrotoxicité). Plusieurs cas d'hématuries (sang dans les urines), de pyonéphroses (suppuration des cavités excrétrices et du parenchyme rénal) ont été rapportés dans la presse médicale. Les coupables seraient les solvants chimiques résiduels : propyliques et surtout méthyliques dont la toxicité est bien connue.
Rappelons que l'engouement restreint pour les gélules végétales existe surtout depuis l'apparition de la maladie de la « vache folle », tout simplement parce que la présence de gélatine animale, dans les gélules « classiques », suscite beaucoup d'interrogations chez les consommateurs.
Il faut savoir que les gélules Codex (pharmaceutiques) sont faites avec de la gélatine qui est extraite du collagène, protéine fibreuse naturelle. La gélatine, qui contient jusqu'à 85% de protéines, est obtenue principalement avec de la peau de boeuf (et non avec la moelle osseuse, comme certains le prétente à tord, par méconnaissance). Dans l'hypothèse non démontrée qu'un agent infectieux se trouverait mêlé aux matières premières employées pour la fabrication de la gélatine, celui-ci ne pourrait résister aux nombreux traitements thermiques (température de fusion) et il serait instantanément détruit.
Les gélules végétales de type HMPC sont composées d'une forme relativement purifiée de cellulose, obtenue à partir de pulpe de bois (prélevée sur les forêts), qui est mise en réaction avec de la soude. La cellulose traitée par la soude est alors mise en contact avec du chlorométhane et de l'oxyde de propylène pour produire l'hydroxypropylméthycellulose. Le produit est alors purifié, moulu et transformé en une poudre fine et uniforme ou transformé en granulé. A ce granulé on ajoute de l'eau (5% environ) pour obtenir une pâte qui sert à la fabrication des gélules. Ces gélules sont bien « d'origine végétale » comme le gas-oil que l'on met dans une voiture est d'origine naturelle et minérale.
Enfin, il faut savoir que les gélules végétales en hypromélose n'ont qu'une diffusion confidentielle alors que les gélules de gélatine sont utilisées, chaque année, à des milliards d'unités et sans problème depuis un demi-siècle. »
Pour finir, les bonbons, donnés par les parents et les grands-parents aux enfants contiennent, en plus des arômes, colorants et autres additifs de synthèse, de la gélatine porcine ou bovine !
Et les gélules à la chlorophyle, à votre avis, végétales ?
Et non, les gélules à la chlorophylle sont des gélules en gélatine, donc non-végétale ; la gélatine est toujours animale.
Certaines sociétés, peu scrupuleuses, proposent des compléments alimentaires en gélules à la chlorophylle, afin de vous faire croire à des gélules végétales, mais sans que cela leur coûte le prix excessivement élevé d'une gélule végétale.
Il s'agit d'un mensonge par omission.
Et en y regardant de plus près, généralement, ces sociétés ne sont pas toujours honnêtes à bien d'autres niveaux.
Alors, attention, soyez vigilants !
Aujourd'hui, les gélules en pullulane sont les seules gélules qui peuvent prétendre être végétales et sans danger pour la santé des utilisateurs, à la différence des gélules de type HPMC. Pour en savoir plus, Tout savoir sur les gélules en Pullulan